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Réflexion sur la démocratie : telle une thérapie qui nécessite certains critères pour sa réussite

Dernière mise à jour : 13 nov. 2023


La pratique de la démocratie dans les sociétés occidentales connaît une histoire qui a évolué dans le temps. C'est parti du féodalisme, en passant par la monarchie, pour enfin aboutir à la démocratie. La démocratie directe, puis représentative qui est exercée en Occident par la grande majorité des États requiert la réunion de certains éléments indispensables à sa réussite. Il s'agit:

  1. Un niveau de vie moyennement élevé, susceptible de permettre aux citoyens de s'intéresser aussi aux affaires de leur pays et ne pas se cantonner à la lutte pour la survie.

  2. Il faut en outre un niveau suffisant d'instruction de la population. Ce qui permet à celle-ci de connaître assez ses droits pour pouvoir éventuellement les revendiquer ou les défendre et être, par ailleurs, capable de lire les informations de la presse et d'apprécier l'action des dirigeants politiques. À l'instar d'un arbitre d'un match de football, le peuple maîtrisant les règles du jeu démocratique, saura siffler à bon escient et ainsi sanctionner les acteurs politiques; sans complaisance ni complicité d'un carton jaune ou d'un carton rouge. Par là, comprenez que le carton rouge ne doit pas venir de l'équipe adverse mais de l'arbitre ainsi du peuple.

  3. Il faut enfin une éthique irréprochable afin de sauvegarder le patrimoine commun et de toujours rechercher le bien supérieur des populations.

Cependant en Afrique, la quasi totalité de tous ces éléments ou facteurs de la démocratie font généralement défaut. C'est pourquoi le clonage de la démocratie en Afrique aujourd'hui, telle qu'appliquée dans les sociétés occidentales, nous semble relever de l'utopie.


Les obstacles à l'épanouissement de la démocratie ou d'une justice sociale en Afrique sont des défis à relever tels que le très bas niveau de vie des populations, leur alphabétisation (voici le tableau d'un budget africain éducation 3%, budget armée 15%), l'égoïsme de la classe politique font que le clonage de la démocratie en Afrique n'est pas réalisable aujourd'hui et ne promet pas de l'être dans un futur immédiat. Ce constat relève du réalisme

Vouloir imposer la démocratie à tout prix est une erreur qui ignore la loi de maturation et celle qui proclame que nul ne peut se développer dans un moule d'autrui.


Face à ce constat réaliste, où sont les intellectuels africains ?

A situation exceptionnelle, moyens exceptionnels !


Il est relevé qu'à l'époque romaine, lorsqu'il arrivait que Rome soit confrontée à une situation difficile et inhabituelle, on désignait ou on appelait à la tête de la République un homme providentiel à qui on consacrait une dictature exceptionnelle, contrôlée, limitée dans le temps et liée à des événements précis. C'est ce qui porta également à la magistrature suprême l'empereur Napoléon Bonaparte en France.

N'est ce pas du déjà vu dans nos sociétés traditionnelles africaines qui désignaient le chef par un collège d'Electeurs composé des principaux dignitaires. Par contre sans la tyrannie.


La situation préoccupante et alarmante des États Africains, détermine à préconiser l'avènement d'un homme providentiel pour tenir les rênes de l' Etat. A l'instar de celui que les romains ont appelé autrefois le paterfamilias. Pour éviter les risques de dérapage, il devra s'agir d'un homme sage et de surcroît pétri de l'amour de sa patrie et de son peuple. Ce chef suprême devra se faire entourer des collaborateurs politiques également sages, intègres et justes. Cette préoccupation ressemble à celle qu'avait Moïse, homme suscité et inspiré du créateur lui-même. Ainsi la connaissance guidera le peuple à la lumière.


Dans la Grèce Antique, pour prétendre à la gestion de la cité, il fallait être philosophe. Il en était de même à Spartes. Ces peuples avaient bien compris que la gestion de l'Etat ne devait pas être confiée à n'importe qui. Pour prétendre diriger les autres et en être le guide, il fallait être de l'Elite au sens vrai du terme. Il serait souhaitable que soit définitivement mis fin du retour aux Affaires des hommes qui se sont illustrés par leur inefficacité. Personne ne devrait accéder à une fonction sans répondre aux exigences du profil propre à cette fonction du point de vue de l'éthique et de la compétence technique personnelle.

Ainsi ce système se base davantage sur le choix des hommes que sur la forme du gouvernement.


L'avènement de la démocratie en Afrique telle que les habitants du Nord le souhaitent n'est pas réalisable dans l'immédiat. Cela pourra se réaliser dans un avenir lointain. Vouloir trop s'y accrocher coûte que coûte risque de devenir un piège pour les intéressés qui croiraient que la démocratie est une panacée.


A grande tribulation, grande rétribution. Et c'est par sérendipité que les Africains aboutiront à un système éclairé et juste, la démocratie ayant atteint son crépuscule.




Nzio MAFUTA BOOTO



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